Publié dans Editorial

Et ce … Coach ?

Publié le lundi, 27 janvier 2025

Encore rien ! Deux mois et demi, du moins jusqu’à hier 27 janvier, après la démission de Romuald Rakotondrabe alias « Rôrô » en sa qualité de coach des Barea, version pour la CAF, son remplaçant demeure inconnu, introuvable. Le 14 novembre 2024, suite à la défaite du Onze national, la énième honte nationale, face à la Tunisie, Rôrô remet son tablier. Illico, la Fédération nationale de football, devant le fait accompli et  ne pouvant qu’accepter la décision irrévocable, lance l’appel à manifestation d’intérêt.

Vu l’urgence de la situation, des matches comptant pour les éliminatoires  du Mondial 2026 mettant aux prises les Barea  auront lieu en mars, la désignation du nouvel entraîneur de l’équipe nationale ne doit souffrir d’aucune longue attente. Le président de la FMF promet de faire le nécessaire pour activer le processus sans précipiter. Alfred Randriamanampisoa, le patron d’Isoraka, s’engageait de dévoiler l’identité du nouveau coach avant la fin de l’année. A travers la livraison du 31 décembre, La Vérité, en page 13, soulevait l’anxiété des amateurs passionnés du ballon rond du fait de la vaine attente de la concrétisation de l’engagement de la FMF en ce titre « Le suspense est à son comble pour le supporters ».Notre confrère Elias Fanomezantsoa de décrier le manquement en ces termes : « Cependant, à la grande surprise des amateurs de football, aucune annonce officielle n’a été faite jusqu’à ce jour, laissant planer le suspense quant à l’identité de celui qui prendra les rênes de l’équipe nationale. » Et le suspense continue donnant la place au doute sur la capacité réelle des dirigeants, à tous les niveaux de décision, à gérer comme il se doit cette discipline sportive qui envoûte la grande majorité de la population malagasy. Les férus du sport roi retiennent non sans mal leur ressentiment avec lequel on traite leur amour. 

Un retard de deux mois et demi s’explique difficilement et honnêtement surtout quand il s’agit de gérer une chose qui focalise l’engouement national mais aussi de défendre la souveraineté nationale et garantir la fierté du pays. Avec ce retard inexpliqué et incompréhensible, le coach qui sera finalement désigné se trouvera certainement sous pression. Une situation embarrassante qui risque d’hypothéquer l’efficacité de ce technicien tant attendu.

Devrait-on se poser la question pourquoi le Sport malagasy souffre de croissance et performance ? Niet ! Pour nommer un coach de l’équipe nationale, il fallait patienter  plus de soixante jours. Alors que les enjeux et les défis qui attendent l’heureux élu sont de taille sinon herculéens. Ne serait-ce que l’urgence du cas, tout risque de se jouer en défaveur du nouveau patron de l’équipe nationale. Un certain Nicolas Dupuis ne savait trop des conséquences désastreuses de ces tergiversations  contre-productives. Certes, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Mais, quand on traîne trop, on risque de rater de certaines  opportunités. Alors, pourrait-on escompter une quelconque victoire ? Tangente voire hypothétique pour ne le dire impossible ! Mais, espérons toujours.

Aux dernières nouvelles, on apprend que le nom de nouveau coach sera dévoilé vers la fin de ce  mois, c’est-à-dire sous peu. Un énième engagement que l’on veut bien admettre. En tout cas, l’avenir nous le dira.  

Que le nouvel entraîneur puisse finalement embaumer le cœur !

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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